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Bonaparte et les Républiques Italiennes (1796-1799)

Note 378 — CHAPITRE V LA RÉPUBLIQUE PARTHÉNOPÉENNE

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Lorsque, dans le courant de l'année 1798, la France se décida à renverser la Papauté, et créa la république romaine, la cour napolitaine fut épouvantée de ce dénouement imprévu, et l'explosion faillit avoir lieu. Si, dès ce moment, l'Angleterre s'était résolue aux sacrifices d'argent qu'elle fit plus tard, si, en un mot, elle avait pris à sa solde les Napolitains, il est hors de doute que la cour napolitaine se serait déclarée en sa faveur. Les lettres intimes échangées, durant cette période, entre la reine Marie-Caroline et sa confidente Emma le prouvent surabondamment. La reine ne parle[378] qu'avec horreur des progrès et des victoires de la France. «Tout cecy me rend bien complètement malheureuse, lui écrit-elle en apprenant l'entrée de Berthier à Rome. Dans la semaine on va expédier un courrier à Londres pour voir s'il n'y aurait pas moyen de faire resouvenir cette brave Nation qu'ils perdent l'Italie, son commerce à jamais et dans nous leurs plus fidèles alliés.» Elle a grand soin de conserver des relations suivies avec Londres. «Entre temps[379] je veux vous aviser que, ce soir, part un courrier pour Londres qui usera toutes les précautions pour ne pas tomber entre les mains de ces monstres nos voisins.» L'Angleterre repoussa ses ouvertures. Elle ne se sentait pas encore menacée directement: mais tout changea du jour au lendemain, quand elle apprit que Bonaparte venait de s'embarquer pour l'Égypte. Tout changea également à Naples, qui ne redoutait plus la présence du conquérant de l'Italie.

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