Note 8 — AVERTISSEMENT
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Cité par M. Émile Bourgeois dans son Manuel historique de politique étrangère, III, p. 766. Bismarck a plusieurs fois exprimé cette idée, et, avec une force plus particulière, dans ce passage de ses Mémoires : « Pour moi, l’idée nationale allemande est toujours la première, partout où elle entre en lutte avec le particularisme. Car le particularisme, même prussien, est en insurrection contre la chose publique, contre l’Empire et l’empereur, et trouve son appui dans les influences ultramontaines, françaises et généralement romanes (welches), toutes également ennemies de la chose commune allemande et dangereuses pour elles. » (Gedanken und Erinnerungen, I, XIII, p. 291.) « J’ai eu à soutenir contre le particularisme prussien des combats peut-être plus durs que contre le reste des États et des dynasties d’Allemagne. » (Ibidem, p. 295.) Bismarck ajoute d’ailleurs que s’il a triomphé du particularisme prussien, c’est grâce aux institutions monarchiques de la Prusse, grâce aux Hohenzollern et à l’intelligence qu’ils ont eue de leur avenir dynastique en Allemagne. Voir tout le chapitre « Dynasties et maisons » de ses Pensées et Souvenirs, où Bismarck expose que ni le Parlement, ni la presse, ni l’opinion, n’étaient des forces capables de créer l’unité allemande, et que, pour cette grande œuvre, il fallait une dynastie bien assise comme celle des Hohenzollern.