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Bismarck et la France

Note 6 — AVERTISSEMENT

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Rappelons ici, à titre d’exemple, que dans l’été de 1905, le prince Radolin, ambassadeur d’Allemagne, vint présenter à M. Jaurès les excuses de son gouvernement qui avait interdit à l’orateur socialiste français de prendre la parole dans une réunion de Berlin. En novembre 1906, au Reichstag, le prince de Bülow saluait en ce même M. Jaurès « l’hirondelle » qui à elle seule ne fait malheureusement pas le printemps. Ainsi M. Jaurès est choyé aujourd’hui par l’auswærtige Amt et l’ambassade de la rue de Lille (dont il a épousé la thèse marocaine) comme Thiers et Gambetta le furent avant lui par Bismarck et Hohenlohe. C’est ce qui a fait prononcer au révolutionnaire Kautsky ce mot dont la juste ironie restera : « Les idées qui, dans la bouche d’un Français, trouvent l’approbation du plus haut fonctionnaire de l’Empire, conduiraient tout droit et de façon durable le sans-patrie allemand aux travaux forcés. » (Vorwærts du 8 juillet 1905.)

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