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Avicenne

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Enfin la science et la philosophie furent pour leurs adeptes un titre à la faveur des princes Mahométans; et c'est par les cours que, en définitive, elles entrèrent dans l'islam. C'est au khalife Abou Djafar el-Mansour que revient l'honneur d'avoir inauguré la grande époque des études arabes et d'avoir orné l'empire mahométan de l'éclat de la science. Mansour donna l'ordre de traduire en arabe beaucoup d'ouvrages de littérature étrangère comme le livre de Kalilah et Dimnah, le Sindhind, différents traités de logique d'Aristote, l'Almageste de Ptolémée, le livre des Éléments d'Euclide et d'autres ouvrages grecs, byzantins, pehlvis, parsis et syriaques 45. Le livre de Kalilah et Dimnah fut traduit par Ibn el-Mokaffa qui fut l'un des érudits célèbres de ce temps. On dit qu'il traduisit aussi du pehlvi et du parsi les ouvrages de Manès, de Bardesane et de Marcion 46. Les Arabes semblent avoir eu à ce moment les yeux tournés surtout vers la Perse et vers l'Inde comme foyers de lumière. Cependant Ibn el-Mokaffa traduisit aussi puis abrégea les Herménia d'Aristote. Ce savant était lui-même d'origine persane. Il vécut à Basrah. S'étant attiré l'inimitié du khalife par ses opinions politiques favorables aux descendants d'Ali, il fut mis à mort 47 en l'an 140.

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