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Aux glaces polaires

Note 32 — CHAPITRE VII BERCEAU D’ÉVEQUES

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La mission montagnaise-crise de l’Ile à la Crosse, berceau des quatre évêques, ne fit jamais partie du vicariat d’Athabaska-Mackenzie proprement dit. C’est pourquoi il ne pouvait entrer dans notre plan de mener son histoire au delà des années qui précédèrent la division du diocèse de Saint-Boniface, l’unique, jusque-là, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord.

En 1869, l’Ile à la Crosse passa au diocèse de Saint-Albert; en 1890, à celui de Prince-Albert; en 1910, au vicariat apostolique du Keewatin.

C’est à regret que nous disons adieu à cette mission qui fut toujours, avec ses dépendances, la chrétienté modèle du Nord. Aussi de quels missionnaires a-t-elle été la fille, jusqu’à l’heure présente!

Mgr Taché ne vivait heureux que de son souvenir.

En 1888, Mgr Grandin rendait ce compte de sa dernière visite au «berceau apostolique»: «Je puis affirmer que quand même la Congrégation des Oblats, dans notre immense territoire du Nord-Ouest, n’aurait fait autre chose que de fonder cette mission, et de christianiser ceux qui la fréquentent, elle aurait déjà fait et assuré un très grand bien. Il y a un peu plus de quarante ans, il n’y avait pas ici de chrétiens, et les premiers Oblats venus à l’Ile à la Crosse durent semer dans les larmes et dans la pauvreté; maintenant la mission compte plus de 700 chrétiens; la mission du Portage la Loche, qui en dépend, en compte plus de 200; et celle de Saint-Raphaël, près de 300. Je doute que, dans les meilleures paroisses de France, les fidèles donnent plus de consolations à leurs curés que nos chrétiens à leurs missionnaires.»

Mgr Pascal, évêque de Prince-Albert, appelait l’Ile à la Crosse «la perle de son vicariat».

A l’Ile à la Crosse, enfin, Mgr Charlebois, vicaire apostolique du Keewatin, et dernier héritier de la perle du Nord, recueille aujourd’hui les meilleures de ses joies.

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