Note 1 — LVIII Le maudit
Henri Lucas translation
Le télégraphe avait transmis secrètement à Manille la nouvelle de cet événement et, trente-six heures après, les journaux augmentés, corrigés, mutilés par le fiscal1, en parlaient avec beaucoup de mystère et de nombreuses menaces. Entre temps, les nouvelles particulières, émanées des couvents, furent les premières qui coururent de bouche en bouche, en secret, à la grande terreur de ceux qui arrivaient à les connaître. Le fait, défiguré par mille versions, fut accepté comme vrai avec plus ou moins de facilité selon qu’il flattait ou contrariait les passions et la façon de penser de chacun.