Note 2 — XLII Les époux de Espadaña
Henri Lucas translation
Depuis six mois elle avait réalisé son plus beau rêve, celui de toute son existence, pour lequel elle avait dédaigné les hommages de la jeunesse et même les serments d’amour jadis murmurés à ses oreilles ou chantés en quelque sérénade par Capitan Tiago. Bien tard, il est vrai, s’accomplissait ce songe mais, bien qu’elle ne parlât qu’un fort mauvais castillan, Da. Victorina était plus espagnole que la Agustina de Zaragoza2, elle connaissait le proverbe: Mieux vaut tard que jamais, et se consolait en se le redisant sans cesse.—Sur la terre il n’est point de bonheur complet, était son autre maxime, mais ses lèvres ne prononçaient jamais devant qui que ce soit ni l’un ni l’autre de ces deux dictons.