Note 3 — XIII Présages de tempête
Henri Lucas translation
Ibarra allait tête nue; de ses yeux ne jaillissait pas une larme, de sa poitrine ne s’échappait pas un soupir. Sa marche ressemblait à une fuite. Que fuyait-il? peut-être l’ombre de son père, peut-être la tempête qui s’approchait. Il traversa le pueblo, allant vers les environs, vers cette ancienne maison que depuis de longues années il n’avait pas habitée. Entourée d’un mur où croissaient diverses sortes de cactus, il semblait qu’elle lui fît des signes; les fenêtres s’ouvraient; l’ilang-ilang3 se balançait, agitant joyeusement ses branches chargées de fleurs; les colombes voletaient à l’entour du toit conique de leur pigeonnier placé au milieu du jardin.