Note 53 — CHAPITRE XXIV
Reading edition
Dans la Revue d’Auvergne de sept. 1910, M. B. Petiat écrit, en toute compétence : « Sur cette voie, on peut aller loin. C’est ainsi que l’éditeur du dernier ouvrage de Vermenouze a trouvé le moyen de défigurer le texte de son auteur avec son système barbare de notations étymologiques qui le conduit à écrire à côté de L’OMPERUR, la forme EMPERADOUR (pourquoi pas imperatorum ?), gente à côté de gionte ; aquelses à côté de aquetchis ; dins les valats, à côté de bolats.
Et ce double texte étymologique et phonétique, résultat d’études philologiques et de recherches consciencieuses, M. Four le justifie ainsi : « Pour faciliter aux philologues l’étude de notre dialecte et donner satisfaction à ceux de nos compatriotes qui sont habitués à lire leur langue à la française (?) nous réservons au bas des pages de ce volume une place à un texte purement phonétique. Cela nous permettra, du reste, de laisser se manifester certaines formes patoises que nous avons cru devoir éliminer du texte littéraire et orthographié… Ce ne sera pas un des moindres titres de gloire de Vermenouze que d’avoir montré le bon chemin aux félibres auvergnats, désireux de ne pas être de simples et vulgaires patoisants ».
Voilà bien la tendance et le danger : « Éliminer (de l’Auvergnat) certaines formes patoises » ; on aura du patois épuré, corrigé, de l’Auvergnat orthodoxe qui ne sera admis qu’après avoir montré patte blanche. Ceux qui voudront étudier dans Vermenouze le mécanisme si savant et si riche de la phonétique et des formes des patois du Cantal sont dûment avertis !