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Au cœur de l'Auvergne

Note 45 — CHAPITRE XIV

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Le besoin d’un tel refuge s’imposait, paraît-il, aux hommes honnêtes et probes, d’honneur et de caractère sociables, tant le luxe et l’amour du plaisir avaient envahi Aurillac. Les femmes se ruinaient chez les modistes. Les élégants se passionnaient pour le domino, en prenant le punch ou le café, dont la première tasse en France aurait été servie, dit-on, à côté du local de la Société, « à l’hôtel patrimonial des Noailles ».

Ce fut le premier titre du Cercle de l’Union, aujourd’hui centenaire, dont le fondateur Antoine Guitard, né et décédé à Aurillac (1762-1846), a laissé le souvenir d’une activité diverse et successive que ne décourageaient pas les événements. Avocat au Parlement, en 1784, Président du Conseil Général en 1790, député à l’assemblée législative en 1791, le consoleur public au Tribunal Criminel en l’an IV, administrateur de la ville d’Aurillac en l’an V, Procureur Impérial en 1807, député aux Cent-Jours, député en 1819. Après 1820, il se consacre au Barreau. Il devient Préfet du Cantal, en 1830, décoré à chaque étape. Il était éminemment qualifié pour vanter à ses compatriotes les nécessités de la prudence et de la concorde, à travers tant de changements de régimes politiques. Loin de « l’esprit de coterie », Antoine Guitard, au 15 janvier 1809, fixe l’esprit et le but de l’orientation :

La Société n’est qu’une réunion d’hommes paisibles, qui ont convenu d’un lieu, pour s’y délasser ensemble de leurs travaux, et y passer leurs moments de loisir, avec agrément et peu de frais…

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