Note 112 — Chapter III · CATEGORIÆ.
Reading edition
Aristotle gives an explanation of what he means by καθ’ αὑτό — καθ’ αὑτά, in the Analytic. Post. I. iv. p. 73, a. 34, b. 13. According to that explanation it will be necessary to include in τὸ καθ’ αὑτὸ of the Category Οὐσία, all that is necessary to make the definition or explanation of that Category understood.
M. Barthélemy St. Hilaire, in the valuable Preface introducing his translation of the Organon, gives what I think a just view of the Categories generally, and especially of πρώτη οὐσία, as simply naming (i.e. giving a proper name), and doing nothing more. I transcribe the passage, merely noting that the terms anterior and posterior can mean nothing more than logical anteriority and posteriority.
“Mais comment classer les mots? — C’est à la réalité seule qu’il faut le demander; à la réalité dont le langage n’est que le réflet, dont les mots ne sont que le symbole. Que nous présente la réalité? Des individus, rien que des individus, existant par eux-mêmes, et se groupant, par leurs ressemblances et leurs différences, sous des espèces et sous des genres. Ainsi donc, en étudiant l’individu, l’être individuel, et en analysant avec exactitude tout ce qu’il est possible d’en dire en tant qu’être, on aura les classes les plus générales des mots; les catégories, ou pour prendre le terme français, les attributions, qu’il est possible de lui appliquer. Voilà tout le fondement des Catégories. — Ce n’est pas du reste, une classification des choses à la manière de celles de l’histoire naturelle, qu’il s’agit de faire en logique: c’est une simple énumération de tous les points de vue, d’où l’esprit peut considérer les choses, non pas, il est vrai, par rapport à l’esprit lui-même, mais par rapport à leur réalité et à leurs appellations. — Aristote distingue ici dix points de vue, dix significations principales des mots. — La Catégorie de la Substance est à la tête de toutes les autres, précisément parceque la première, la plus essentielle, marque d’un être, c’est d’être. Cela revient à dire qu’avant tout, l’être est, l’être existe. Par suite les mots qui expriment la substance sont antérieurs à tous les autres et sont les plus importants. Il faut ajouter que ces mots là participeront en quelque sorte à cet isolement que les individus nous offrent dans la nature. Mais de même que, dans la réalité, les individus subsistant par eux seuls forment des espèces et des genres, qui ont bien aussi une existence substantielle, la substance se divisera de même en substance première et substance seconde. — Les espèces et les genres, s’ils expriment la substance, ne l’expriment pas dans toute sa pureté; c’est déjà de la substance qualifié, comme le dit Aristote. — Il n’y a bien dans la réalité que des individus et des espèces ou genres. Mais ces individus en soi et pour soi n’existent pas seulement; ils existent sous certaines conditions; leur existence se produit sous certaines modifications, que les mots expriment aussi, tout comme ils expriment l’existence absolue. Ces nouvelles classes de mots formeront les autres Catégories. — Ces modifications, ces accidents, de l’individu sont au nombre de neuf: Aristote n’en reconnaît pas davantage. — Voilà donc les dix Catégories: les dix seules attributions possibles. Par la première, on nomme les individus, sans faire plus que les nommer: par les autres, on les qualifie. On dit d’abord ce qu’est l’individu, et ensuite quel il est.” Barthélemy St. Hilaire, Logique d’Aristote, Preface, pp. lxxii.-lxxvii.