Note 18 — CHAPITRE II Des causes par lesquelles les flagellations excitent à l’amour.
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Il y a certainement quelques cas où les flagellations seroient utiles ; mais on y a substitué d’autres moyens non moins capables de rappeller la chaleur, ou de dériver les humeurs ; on a les frictions, les fomentations, les ventouses, les sinapismes, le moxa & les vessicatoires. Les flagellations étoient jadis une opération très-commune ; c’est de cette pratique que venoit le sot usage où l’on étoit de fustiger les foux. Comme on se figuroit que la démence n’étoit causée que par une trop grande quantité de sang qui se portoit au cerveau, on ne croyoit pouvoir guérir cette maladie qu’en rappellant les humeurs vers les parties inférieures ; aussi frappoit-on tous les jours les foux, & les nourrissoit-on au pain & à l’eau : cette pratique barbare étoit dictée par une théorie aveugle plutôt que par la cruauté. C’est peut-être par la même raison qu’on donnoit, il n’y a pas longtems, le fouët aux prisonniers, dans de certaines maisons de correction, chez les Lazaristes, & aux Repenties ; (je ne sais si cet usage est entierement aboli de us jours… Il y a encore tant de sottes gens.) On croyoit la tête malade, & on s’imaginoit la guérir par cette humiliante & barbare manœuvre. Mais, dira-t-on, qui osoit présider à des opérations de ce genre ? Des bouchers !… Non. C’étoit des prêtres ! (Voyez le chap. IV.)