Note (retour) — ANTOINETTE DE MIRECOURT. (continued 3)
J. A. (Joseph Auguste) Genand translation
--Et qui, crois-tu, s'est récemment informé de toi très-particulièrement et avec beaucoup d'intérêt? Devines; je te le donne en vingt. Quoi, tu n'en peux venir à bout? Eh! bien, je vais te le dire: ni plus ni moins que l'insensible, l'invulnérable Colonel Evelyn. Que te figures-tu qu'il ait eu l'audace de me dire, un après-midi que je me promenais en voiture près de la Citadelle 3 pour aller entendre le nouveau corps de musique? Après s'être informé de toi et avoir appris que tu étais en bonne santé et que je m'attendais à t'avoir encore prochainement avec moi, il se lança dans une diatribe du même genre à peu près que celle dont vient de me gratifier ta gouvernante. Il prétendit que tu étais une jeune fille candide et sans expérience, que je devais veiller sur toi avec un soin jaloux et te diriger avec une grande prudence. Je crois qu'il se dit autorisé à parler ainsi à cause de remarqués un peu légères qui auraient été faites sur ton compte et sur celui de Sternfield à la table d'hôte des officiers, quoique je ne puisse m'imaginer ce qui a pu donner lieu à ces remarques.... Mais! Ciel qu'as-tu donc, Antoinette? comme tu parais fiévreuse! Tiens, laisses à ta femme de chambre le soin de faire ta malle, et descendons au salon.