Note 39 — LETTER XVIII.
Reading edition
From the manner in, which Ducarel speaks of these statues, (Anglo-Norman Antiquities, p. 85.) he leaves it to be understood, that they were in existence in his time; but it is far from certain that this was the case; for the whole of his account of them is no more than a translation from the following passage in Le Brasseur's Histoire du Comté d'Evreux, p. 11.--"Le Diocèse d'Evreux a été si favorisé des grâces de Dieu, qu'on ne voit presqu'aucun temps où l'Hérésie y ait pénétré, même lorsque les Protestans inondoient et corrompoient toute la France, et particulierement la Normandie. On ne peut pas cependant desavoüer qu'il y a eu de temps en temps, quelques personnes qui se sont livrées à l'erreur; et l'on peut remarquer quatre Statuës attachées à deux piliers au dehors du chancel de l'Eglise Cathédrale du côté du Cimetiere, dont trois représentent trois Chanoines, la tête couverte de leurs Aumuces selon la coûtume de ce temps-là, et une quatrième qui représente un Chanoine à un pilier plus éloigné, la tête nuë, tenant sa main sur le coeur comme un signe de son repentir; parce que la tradition dit, qu'aïant été atteint et convaincu du crime d'hérésie, le Chapitre l'avoit interdit des fonctions de son Bénéfice; mais qu'aïant ensuite abjuré son erreur, le même Chapitre le rétablit dans tous ses droits, honneurs, et privileges: cependant il fut ordonné qu'en mémoire de l'égarement et de la pénitence de ce Chanoine, ces Statuës demeureroient attachées aux piliers de leur Eglise, lorsqu'elle fût rébâtie des deniers de Henry I. Roy d'Angleterre, par les soins d'Audoenus Evêque d'Evreux."