Note (Retour au texte.) — CHAPITRE II.
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Cependant il trouva la confirmation de cette nouvelle en arrivant à Ghiam. Mais il fut beaucoup plus frappé de la visite d'un homme qui se faisait nommer le roi des abeilles. En effet, elles le suivaient comme les moutons suivent leur berger. Il en avait le corps si couvert, surtout la tête, qu'on aurait cru qu'elles en sortaient. Elles ne lui faisaient aucun mal, ni à ceux qui se trouvaient avec lui. Lorsqu'il se sépara des Français, elles le suivirent comme leur général; car, outre celles qui fourmillaient sur son corps, il en avait des millions à sa suite[5]. Ghiam fut un lieu de merveille pour la caravane française. On leur fit voir sur les mêmes arbres que les patas fréquentaient, un grand nombre de serpens de l'espèce des vipères. Le chirurgien du général en tua un; et l'ayant mesuré, il lui trouva neuf pieds de long sur quatre pouces de diamètre. Les Nègres s'imaginent que les serpens de la race de celui qu'on a tué ne manquent pas de venger sa mort sur quelque parent du meurtrier. Mais ce qui est remarquable, c'est que les singes vivent en parfaite intelligence avec ces monstrueux reptiles. La rivière abonde, à Ghiam, en crocodiles beaucoup plus gros et plus dangereux que ceux qui se trouvent à l'embouchure. Les laptots du général en prirent un de vingt-cinq pieds de long, à la grande joie des habitans, qui se figurèrent que c'était le père de tous les autres, et que sa mort jetterait l'effroi parmi tous les monstres de sa race.