Note (Retour au texte.) — CHAPITRE II.
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La description que Cada-Mosto nous a donnée de Madère semble préférable à toutes celles qui sont venues après lui. Il observe que le terrain, quoique montagneux, est d'une rare fertilité; qu'il produisait autrefois jusqu'à trente mille stares[24] vénitiens de blé, et qu'il rendait soixante-dix pour un; mais que, faute d'habileté dans la culture, il ne rend plus que trente ou quarante; qu'il est rempli de sources excellentes, outre sept ou huit rivières; que ce fut cette abondance d'eau qui fit naître au prince Henri de Portugal la pensée d'y envoyer des cannes de Sicile; que cette transplantation dans un climat plus chaud leur donna tant de fécondité, qu'elles surpassèrent toutes les espérances; que le vin y était fort bon de son temps, quoique alors extrêmement près de son origine, et l'abondance si grande, que les transports étaient déjà considérables. Entre les vignes qui furent portées à Madère, le prince Henri fit choisir à Candie quelques ceps de Malvoisie, qui réussirent parfaitement, et qui font aujourd'hui du malvoisie de Madère un des meilleurs vins du monde.