Note (retour) — DE LA PHILOSOPHIE D'ABÉLARD.
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Toutes les substances, dit Abélard après lui466, ont cela de commun de n'être pas dans un sujet, c'est-à-dire un simple attribut d'un sujet (in subjecto non esse). Car aucune substance, ou première ou seconde, n'a d'autre fondement qu'elle-même. Au reste, la différence est dans le même cas: comme elle constitue l'espèce, elle n'est pas un simple accident, elle n'est point fondée dans le sujet à titre d'accident, non inest in fundamento per accidens; elle entre dans la substance même de l'espèce. Si l'on dit l'homme est un animal mortel rationnel467 (ou raisonnable), la différence raisonnable, qui fait de l'animal l'espèce homme, n'en est pas séparable comme un simple accident, car l'espèce disparaîtrait aussitôt. Les substances secondes sont affirmées des premières, quand on nomme celles-ci et qu'on les définit. Il en est de même de la différence; elle entre dans la définition. L'accident, au contraire, ne constituant rien dans la substance, lui appartient extérieurement, et ne saurait être énoncé dans la définition des substances.