Note 65 — Chapter XII · PHILÆ.
Reading edition
The story of Osiris—the beneficent god, the friend of man, slain and dismembered by Typhon, buried in a score of graves: sought by Isis; recovered limb by limb; resuscitated in the flesh; transferred from earth to reign over the dead in the world of shades—is one of the most complex of Egyptian legends. Osiris under some aspects is the Nile. He personifies abstract good, and is entitled Unnefer, or “The Good Being.” He appears as a myth of the solar year. He bears a notable likeness to Prometheus and to the Indian Bacchus.
“Osiris, dit-on, était autrefois descendu sur la terre. Étre bon par excellence, il avait adouci les mœurs des hommes par la persuasion et la bienfaisance. Mais il avait succombé sous les embûches de Typhon, son frère, le génie du mal, et pendant que ses deux sœurs, Isis et Nephthys, recueillaient son corps qui avait été jeté dans le fleuve, le dieu ressuscitait d’entre les morts et apparaissait à son fils Horus, qu’il instituait son vengeur. C’est ce sacrifice qu’il avait autrefois accompli en faveur des hommes qu’ Osiris renouvelle ici eu faveur de l’âme dégagée de ses liens terrestres. Non seulement il devient son guide, mais il s’identifie à elle; il l’absorbe en son propre sein. C’est lui alors qui, devenu le défunt lui même, se soumet à toutes les épreuves que celui-ci doit subir avant d’être proclamé juste; c’est lui qui, à chaque âme qu’il doit sauver, fléchit les gardiens des demeures infernales et combat les monstres compagnons de la nuit et de la mort; c’est lui enfin qui, vainqueur des ténèbres, avec l’assistance d’Horus, s’assied au tribunal de la suprême justice et ouvre à l’âme déclarée pure les portes du séjour éternel. L’image de la mort aura été empruntée au soleil qui disparait à l’horizon du soir: le soleil resplendissant du matin sera la symbole de cette seconde naissance à une vie qui, cette fois, ne connaîtra pas la mort.
“Osiris est donc le principe du bien.... Chargé de sauver les âmes de la mort définitive, il est l’intermédiaire entre l’homme et Dieu; il est le type et le sauveur de l’homme.”—“Notice des Monuments à Boulaq”—Aug. Mariette Bey, 1872, pp. 105 et seq.
[It has always been taken for granted by Egyptologists that Osiris was originally a local god of Abydos, and that Abydos was the cradle of the Osirian myth. Professor Maspero, however, in some of his recent lectures at the Collége de France, has shown that the Osirian cult took its rise in the Delta; and, in point of fact, Osiris, in certain ancient inscriptions, is styled the King Osiris, “Lord of Tattu” (Busiris), and has his name inclosed in a royal oval. Up to the time of the Græco-Roman rule the only two cities of Egypt in which Osiris reigned as the principal god were Busiris and Mendes.]
“Le centre terrestre du culte d’Osiris, était dans les cantons nord-est du Delta, situés entre la branche Sébennytique et la branche Pélusiaque, comme le centre terrestre du culte de Sit, le frère et le meurtrier d’Osiris: les deux dieux étaient limitrophes l’un de l’autre, et des rivalités de voisinage expliquent peut-être en partie leurs querelles.... Tous les traits de la tradition Osirienne ne sont pas également anciens: le fond me parait être d’une antiquité incontestable. Osiris y réunit les caractères des deux divinités qui se partageaient chaque nome: il est le dieu des vivants et le dieu des morts en même temps; le dieu qui nourrit et le dieu qui détruit. Probablement, les temps où, saisi de pitié pour les mortels, il leur ouvrit l’accès de son royaume, avaient été précédés d’autres temps où il était impitoyable et ne songeait qu’à les anéantir. Je crois trouver un souvenir de ce rôle destructeur d’Osiris dans plusieurs passages des textes des Pyramides, où l’on promet au mort que Harkhouti viendra vers lui, ‘déliant ses liens, brisant ses chaines pour le délivrer de la ruine; il ne le livrera pas à Osiris, si bien qu’il ne mourra pas, mais il sera glorieux dans l’horizon, solide comme le Did dans la ville de Didou.’ L’Osiris farouche et cruel fut absorbé promptement par l’Osiris doux et bienveillant. L’Osiris qui domine toute la religion Égyptienne dès le début, c’est l’Osiris Onnofris, l’Osiris Éntre bon, que les Grecs ont connu. Commes ses parents, Sibou et Nouit, Osiris Onnofris appartient à la classe des dieux généraux qui ne sont pas confinés en un seul canton, mais qui sont adorés par un pays entier.” See “Les Hypogées Royaux de Thèbes” (Bulletin critique de la religion Égyptienne) par Professeur G. Maspero, “Revue de l’Histoire des Religions,” 1888. [Note to second edition.]
“The astronomical and physical elements are too obvious to be mistaken. Osiris and Isis are the Nile and Egypt. The myth of Osiris typifies the solar year—the power of Osiris is the sun in the lower hemisphere, the winter solstice. The birth of Horus typifies the vernal equinox—the victory of Horus, the summer solstice—the inundation of the Nile. Typhon is the autumnal equinox.”—“Egypt’s Place in Universal History,” Bunsen, 1st ed., vol. i, p. 437.
“The Egyptians do not all worship the same gods, excepting Isis and Osiris.”—Herodotus, book ii.