Note 56 — Chapter XII · PHILÆ.
Reading edition
Mariette, at the end of his “Aperçu de l’histoire d’Egypte,” give the following succinct account of the Rosetta stone and the discovery of Champollion:
“Découverte, il y a 65 ans environ, par des soldats français qui creusaient un retranchement près d’une redoute située à Rosette, la pierre qui porte ce nom a joué le plus grand rôle dans l’archéologie Égyptienne. Sur la face principale sont gravées trois inscriptions. Les deux premières sont en langue Égyptienne et écrites dans les deux écritures qui avaient cours à cette époque. L’une est en écriture hiéroglyphique réservée aux prêtres: elle ne compte plus que 14 lignes tronquées par la brisure de la pierre. L’autre est en une écriture cursive appliquée principalement aux usges du peuple et comprise par lui: celle-ci offre 32 lignes de texte. Enfin, la troisième inscription de la stèle est en langue grecque et comprend 54 lignes. C’est dans cette dernière partie que réside l’intérêt du monument trouvé à Rosette. Il résulte, en effet, de l’interprétation du texte grec de la stèle que ce texte n’est qu’une version de l’original transcrit plus haut dans les deux écritures Égyptiennes. La Pierre de Rosette nous donne donc, dans une langue parfaitement connue (le grec) la traduction d’un texte conçu dans une autre langue encore ignorée au moment où la stèle a été découverte. Qui ne voit l’utilité de cette mention? Remonter du connu à l’inconnu n’est pas une opération en dehors des moyens d’une critique prudente, et déjà l’on devine que si la Pierre de Rosette a acquis dans la science la célébrité dont elle jouit aujourd’hui, c’est qu’elle a fourni la vraie clef de cette mystérieuse écriture dont l’Egypté a si longtemps gardé le secret. Il ne faudrait pas croire cependant que le déchiffrement des hiéroglyphes au moyen de la Pierre de Rosette ait été obtenu du premier coup et sans tâtonnements. Bien au contraire, les savants s’y essayèrent sans succès pendant 20 ans. Entin, Champollion parut. Jusqu’à lui, on avait cru que chacune des lettres qui composent l’écriture hiéroglyphique etait un symbole: c’est à dire, que dans une seule de ces lettres était exprimée une idée complète. Le mérite de Champollion été de prouver qu’au contraire l’écriture Égyptienne contient des signes qui expriment véritablement des sons. En d’autres termes qu’elle est Alphabétique. II remarqua, par exemple, que partout où dans le texte grec de Rosette se trouve le nom propre Ptolémée, on recontre à l’endroit correspondant du texte Égyptien un certain nombre de signes enfermés dans un encadrement elliptique. Il en conclut: 1, que les noms des rois étaient dans le systeme hiéroglyphique signalés à l’attention par une sorte d’écusson qu’il appela cartouche: 2, que les signes contenus dans cet écusson devaient être lettre pour lettre le nom de Ptolémée. Déjà donc en supposant les voyelles omises, Champollion était en possession de cinq lettres—P, T, L, M, S. D’un autre côté, Champollion savait, d’après une seconde inscription grecque gravée sur une obélisque de Philæ, que sur cet obélisque un cartouche hiéroglyphique qu’on y voit devait être celui de Cléopâtre. Si sa première lecture était juste, le P, le L, et le T, de Ptolémée devaient se retrouver dans le second nom propre; mais en même temps ce second nom propre fournissait un K et un R nouveaux. Enfin, appliqué à d’autres cartouches, l’alpbabet encore très imparfait révélé a Champollion par les noms de Cléopâtre et de Ptolémée le mit en possession d’à peu près toutes les autres consonnes. Comme pronunciation des signes, Champollion n’avait donc pas à hésiter, et dès le jour où cette constatation eut lieu, il put certifier qu’il était en possession de l’alpbabet Égyptien. Mais restait la langue; car prononcer des mots n’est rien si l’on ne sait pas ce que ces mots veulent dire. Ici le génie de Champollion se donna libre cours. Il s’aperçut en effet que son alphabet tiré des noms propres et appliqué aux mots de la langue donnait tout simplement du Copte. Or, le Copte à son tour est une langue qui, sans être aussi explorée que le grec, n’en était pas moins depuis longtemps accessible. Cette fois le voileétait donc complétement levé. La langue Égyptienne n’est que du Copte écrit en hiéroglyphes; ou, pour parler plus exactement, le Copte n’est que la langue des anciens Pharaons, écrite, comme nous l’avons dit plus haut, en lettres grecques. Le reste se Devine. D’indices en indices, Champollion procéda véritablement du connu à l’inconnu, et bientôt l’illustre fondateur de l’Égyptologie put poser les fondements de cette belle science qui a pour objet l’interprétation des hiéroglyphes. Tel est la Pierre de Rosette.”—“Aperçu de l’Histoire d’Egypte:” Mariette Bey, p. 189 et seq.: 1872.
In order to have done with this subject, it may be as well to mention that another trilingual tablet was found by Mariette while conducting his excavations at Sân (Tanis) in 1865. It dates from the ninth year of Ptolemy Euergetes, and the text ordains the deification of Berenice, a daughter of the king, then just dead (B.C. 254). This stone, preserved in the museum at Boulak, is known as the stone of Sân, or the decree of Canopus. Had the Rosetta stone never been discovered, we may fairly conclude that the Canopic degree would have furnished some later Champollion with the necessary key to hieroglyphic literature, and that the great discovery would only have been deferred till the present time.
Note to Second Edition.—A third copy of the decree of Canopus, the text engraved in hieroglyphs only, was found at Tell Nebireh in 1885, and conveyed to the Boulak Museum. The discoverer of this tablet, however, missed a much greater discovery, reserved, as it happened, for Mr. W. M. F. Petrie, who came to the spot a month or two later, and found that the mounds of Tell Nebireh entombed the remains of the famous and long-lost Greek city of Naukratis. See “Naukratis,” Part I. by W. M. F. Petrie, published by the Egypt Exploration Fund, 1886.