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Œuvres de Voltaire Tome XX, Tome II

Note 224 — SIÈCLE DE LOUIS XIV. (continued 5)

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En 1609, six cents sorciers furent condamnés, dans le ressort du parlement de Bordeaux, et la plupart brûlés. Nicolas Remi, dans sa Démonolâtrie, rapporte neuf cents arrêts rendus en quinze ans contre des sorciers dans la seule Lorraine. Le fameux curé Louis Gauffridi, brûlé à Aix, en 1611, avait avoué qu’il était sorcier, et les juges l’avaient cru.

C’est une chose honteuse que le P. Lebrun, dans son Traité des pratiques superstitieuses, admette encore de vrais sortiléges: il va même jusqu’à dire, page 524, que «le parlement de Paris reconnaît des sortiléges;» il se trompe: «le parlement reconnaît des profanations, des maléfices, mais non des effets surnaturels opérés par le diable.» Le livre de dom Calmet sur les vampires et sur les apparitions a passé pour un délire; mais il fait voir combien l’esprit humain est porté à la superstition.—Sur L. Gauffredi, voyez, tome L, le chapitre IX du Prix de la justice et de l’humanité. Le livre de dom Calmet, dont il est question dans la note de Voltaire, est intitulé: Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires, ou les revenants de Hongrie, de Moravie, etc., nouvelle édition, 1751, deux volumes in-12; la première édition est de 1746. B.

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