Note 541 — CHAPITRE XVII.
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A ne considérer que la justice, cette question était délicate. Le traité de partage liait Louis XIV; mais il n’avait aucun droit de priver son petit-fils d’une succession qui était indépendante de son autorité. Il avait encore moins celui de donner à l’Espagne un autre maître que celui qui était appelé au trône par la règle ordinaire des successions, par le testament de Charles II et le consentement des peuples. Le traité fait avec l’Angleterre paraît donc injuste; et ce n’est pas de l’avoir violé, mais de l’avoir proposé, qu’on peut faire un reproche à Louis XIV. Devait-il regarder comme absolument nul cet engagement injuste, ou devait-il, en laissant la liberté à son petit-fils d’accepter ou de refuser, se croire obligé à ne lui point donner de secours contre les puissances avec lesquelles il avait pris des engagements? La guerre qu’elles feraient au nouveau roi d’Espagne n’était-elle point évidemment injuste? Et l’engagement de ne pas défendre son petit-fils, injustement attaqué, aurait-il pu être légitime? K.