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Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome IV

Note (retour) — C.L.F. PANCKOUCKE, Éditeur (continued 5)

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15Si l'empereur de Russie a montrée à l'Angleterre les premiers symptômes d'une paix renaissante depuis la paix de Tilsitt, il n'est donc pas vrai qu'il ait conclu à Tilsitt des arrangemens secrets qui l'avaient mis en inimitié avec l'Angleterre. Si ces démonstrations ont eu lieu au moment où l'on venait d'apprendre à Pétersbourg la nouvelle de l'investissement de Copenhague, ce n'est pas que l'empereur de Russie n'en éprouvât aucun ressentiment; c'est qu'il concevait quelqu'espoir d'adoucir la férocité de l'Angleterre par de bons procédés; c'est qu'il a désiré intervenir pour sauver son malheureux allié; c'est qu'ignorant les causes de l'expédition de Copenhague, sachant qu'il n'y avait donné lieu, ni directement, ni indirectement, il a pu croire pendant quelque temps que l'Angleterre avait eu des motifs pour se porter à une démarche si importante. Mais il fut éclairé par les communications du prince royal, par les propres communications de l'Angleterre, par le manifeste du général anglais qui expliquait les odieuses prétentions de son gouvernement; et alors il demanda que l'attaque de Copenhague cessât. L'Angleterre lui répondit en brûlant Copenhague et en enlevant la flotte.

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