Note 72 — NOTICE.
Reading edition
L’insertion de l’ode la C. P. est une allusion non équivoque à la mort du poëte & vient corroborer l’opinion suivant laquelle l’édition de 1613 est une réimpression posthume.
On peut encore du fait suivant tirer une nouvelle preuve que l’édition de 1613 était regardée comme une édition posthume, accueillie avec réserve. En 1619, le libraire parisien Anthoine Estoc publia les poésies de Regnier. Il prit dans 1613 dix-sept satires, trois élégies, & le Discours au Roy qui termine le volume. Il laissa de côté les autres pièces qu’il savait avoir été ajoutées à l’œuvre du poëte défunt contrairement à ses intentions.
Il ne faudrait pas attribuer ces suppressions à d’autres scrupules, car Anthoine Estoc fut le premier éditeur du Parnasse satyrique. Il écarta donc les pièces libres de 1613, non par égard pour le lecteur, mais par respect pour la volonté de l’auteur.