← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 13

Note (retour) — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

«17 A Pise, nous continuâmes encore avec plus de rigueur à vivre loin de la société. Mais comme il y avait à Pise beaucoup d'Anglais, Byron ne put s'excuser de faire connaissance avec divers amis de Shelley, et entre autres avec M. Medwin. Ils le suivaient dans ses courses à cheval, dînaient avec lui, et certes s'estimaient heureux de l'intimité apparente que leur accordait un homme si supérieur. Mais aucun d'eux ne fut admis dans son amitié qu'il n'accordait pas aisément. Il avait de l'affection pour Shelley, et beaucoup d'estime pour son caractère et pour son talent, mais il n'était pas son ami dans toute l'étendue du sens qu'on doit donner au mot amitié. Quelquefois il parlait de ses amis et de l'amitié, comme de l'amour et de tout autre noble sentiment de l'ame, de manière à faire naître des doutes sur ses véritables sentimens et sur la bonté de son cœur. L'impression du moment dictait ses discours; et d'ailleurs il aimait à paraître un personnage bizarre;--et quelquefois même pis que cela,--surtout à ceux à qui il supposait l'intention d'étudier et de découvrir son caractère. Mais la ruse ne pouvait tromper qu'un esprit inférieur et un observateur superficiel. Il fallait examiner ses actions pour sentir toute la contradiction qu'il mettait entre elles et ses discours; il fallait le voir dans certains momens où, par une émotion imprévue et plus forte que sa volonté, son ame s'abandonnait entièrement à elle-même;--il fallait le voir alors pour découvrir les trésors de sensibilité et de bonté qui étaient dans cette ame magnanime.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings