Note 94 — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
Note 94:
(retour)
Nous avons vu combien de fois, dans ses Journaux et dans ses lettres, il exprime ce soupçon sur la solidité de son état mental. Une crainte semblable paraît s'être aussi emparée du vigoureux esprit de Johnson, qui, comme Byron, était disposé à attribuer à une constitution héréditaire cette mélancolie, qui, dit-il, «le rendit fou toute sa vie, ou du moins peu sage.» Ce trait particulier du caractère de Johnson a donné lieu, dans l'édition que Boswell donne de la
Vie
de ce littérateur, à des remarques qui toutes ont été inspirées par la sagacité connue de l'éditeur, et qui, relatives à un point si important dans l'histoire de l'intelligence humaine, seront jugées dignes de la plus grande attention.
Dans une des nombreuses lettres que Lord Byron m'a écrites, et que j'ai jugé à propos d'omettre, je trouve qu'il attribue ce trouble supposé de ses facultés au mariage de miss Chaworth,--«mariage, dit il, auquel elle sacrifia les projets de deux anciennes familles, un cœur qui était à elle depuis dix ans, et une tête qui n'a plus été dès-lors entièrement saine.» (Note de Moore.)