Note 46 — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
Note 46:
(retour)
Nous avons ici l'exemple le plus frappant de ce trait de caractère qu'un esprit étroit ou méchant pourrait prendre pour avarice, mais qui en réalité n'était que le résultat d'un profond sentiment de justice et de loyauté, et d'une vive indignation contre la duperie et la fraude. Le colonel Stanhope, en rapportant cette circonstance, a mis la colère de Lord Byron sous son véritable jour.
«Il attaquait sans cesse le comte Gamba, quelquefois, à la vérité, par forme de plaisanterie, mais plus souvent avec la plus amère ironie, pour avoir acheté 500 dollars de fournitures pour son usage et celui de ses gens. Il avait coutume de citer ce fait comme un exemple de l'imprudence et de l'extravagance du compte. Lord Byron me dit un jour, avec un ton fort grave, que ces 500 dollars auraient été très-utiles pour pousser le siége de Lepante; et que jusqu'à sa dernière heure il ne pardonnerait jamais à Gamba d'avoir gaspillé son argent pour l'achat de tant de drap. On ne supposera pas que Byron pût alors parler serieusement; car il avait la plus haute opinion du comte, qui, tant par ses talens que par son dévoûment à son ami, méritait l'estime de sa seigneurie. Quant à la générosité de Lord Byron, le monde en a la preuve. Il promit de consacrer son immense revenu à la cause de la Grèce, et il tint sa promesse.
(Note de Moore.)