Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
Dans l'espoir que Lord Byron se rendrait à Missolonghi, ç'avait été l'intention de Botzari, comme la lettre ci-dessus l'annonce, de laisser l'armée, et d'aller à la hâte, avec un petit nombre de ses frères d'armes, recevoir leur noble allié à son débarquement, d'une manière digne de sa généreuse mission. Mais la lettre ne précéda que de peu d'heures la mort de Botzari. Celui-ci pénétra, le soir, avec une poignée de braves, au milieu du camp des ennemis, dont les forces montaient à huit mille hommes; et, après avoir conduit son héroïque bande sur des monceaux de morts, il tomba enfin, lui-même, près de la tente du pacha. Ce que ce brave Souliote dit du soin de Lord Byron pour ses concitoyens a trait à une action populaire récemment faite par le noble poète à Céphalonie en prenant à sa solde, pour sa garde, quarante hommes de cette tribu sans asyle. Mais comme faute d'occupation ils devenaient turbulens, Byron les renvoya bientôt après, armés et approvisionnés, se joindre aux défenseurs de Missolonghi, qui était alors assiégée d'un côté par une armée considérable, et bloqués de l'autre par une escadre turque. Déjà, dans le dessein de secourir cette place, il avait fait au gouvernement une offre généreuse, qu'il mentionne ainsi dans une de ses lettres. «J'ai offert d'avance mille dollars par mois pour le secours de Missolonghi et pour les Souliotes de Botzari (tué depuis), mais le gouvernement m'a répondu qu'il désire conférer préalablement avec moi, ce qui est dire qu'il désire que je dépense mon argent dans un autre but. Je veillerai à ce que la dépense soit faite pour l'intérêt public, autrement je n'avancerai pas un para37. L'opposition dit qu'on veut me cajoler; et le parti qui est au pouvoir dit que les autres veulent me séduire: ainsi j'ai un rôle difficile à jouer entre les deux factions; mais, je n'ai rien à faire pour les partis, sinon de les réconcilier si c'est possible.»