Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
On a déjà vu, par les lettres de Lord Byron, qu'il était lui-même devenu l'objet des plus vifs soupçons pour le gouvernement, et que c'était même surtout dans le désir de se débarrasser de lui qu'on avait pris toutes ces mesures contre la famille Gamba:--attendu qu'on craignait que la constante bienfaisance qu'il exerçait envers les pauvres de Ravenne ne lui donnât une dangereuse popularité parmi des hommes non accoutumés à l'exercice de la charité sur une si large échelle. «Une des principales causes, dit Mme Guiccioli, de l'exil de mes parens fut l'idée que Lord Byron partagerait l'exil de ses amis. Déjà le gouvernement voyait d'un mauvais oeil le séjour de Lord Byron à Ravenne; on connaissait ses opinions; on craignait son influence, et on s'exagérait même l'étendue de ses moyens d'action. On s'imaginait qu'il avait donné l'argent pour l'achat des armes, etc., et qu'il avait fourni à tous les besoins pécuniaires de la société. La vérité est que lorsqu'il était invité à exercer sa bienfaisance, il ne s'enquérait point des opinions politiques ou religieuses de ceux qui réclamaient son aide: tous les hommes malheureux et indigens avaient un droit égal à sa bienveillance. Les anti-libéraux cependant s'étaient fermement persuadés qu'il était le principal soutien du libéralisme en Romagne, et désiraient qu'il s'en allât; mais n'osant pas exiger directement son départ, ils espéraient pouvoir indirectement le forcer à cette mesure135.»