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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)

Paulin Paris translation

»Entendu un peu de musique. A neuf heures, les visiteurs ordinaires,--nouvelles, guerre ou bruits de guerre. Tenu conseil avec Pietro Gamba, etc., etc. On veut ici s'insurger et me faire l'honneur d'appeler le secours de mon bras. Je ne reculerai pas, quoique je ne voie ici ni assez de force, ni assez de coeur pour faire une grande besogne; mais: en avant!--voici l'instant d'agir. Et que signifie l'intérêt du moi, si une seule étincelle de ce qui serait digne du passé peut être léguée à l'avenir pour ne s'éteindre jamais? Il ne s'agit ni d'un seul homme, ni d'un million, mais de l'esprit de liberté qu'il faut étendre. Les vagues qui se précipitent contre le rivage sont brisées une à une; mais néanmoins l'Océan poursuit ses conquêtes: il engloutit l'Armada90, use le roc, et si l'on en croit les Neptuniens91, il a non-seulement détruit, mais créé un monde. De la même façon, quel que soit le sacrifice des individus, la grande cause prendra de la force, emportera ce qui est rocailleux, et fertilisera ce qui est cultivable (car l'herbe marine est un engrais). Ainsi donc, les calculs de l'égoïsme ne doivent point avoir de place dans de telles occasions, et aujourd'hui je n'y donnerai aucune valeur. Je ne fus jamais fort dans le calcul des probabilités, et je ne commencerai pas maintenant.»

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