Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
»Dans quelques jours je pars pour Rome, au moins tel est mon dessein. J'en changerai peut-être encore plus d'une fois avant lundi, mais continuez à m'adresser vos lettres à Venise comme auparavant.--Si je pars, mes lettres me seront envoyées; je dis si, parce que je ne sais jamais bien ce que je ferai jusqu'à ce que cela soit fait, et comme j'ai pris la ferme résolution d'aller à Rome, il ne serait pas improbable que je me trouvasse un beau matin à Saint-Pétersbourg. Vous me recommandez de me soigner;--oui, sur ma foi, je ferai en sorte.--Je n'ai pas encore envie d'être un auteur posthume, et cependant songez un peu à ce que vaudraient ma Vie et mes Aventures, pendant que je suis en plein scandale, et le contenu de mon secrétaire, seize poèmes commencés pour ne jamais être finis. Croyez-vous que je ne me serais pas brûlé la cervelle l'année dernière, si par bonheur je n'étais venu à penser que Mrs. C*** et lady N***, et toutes les vieilles femmes d'Angleterre en eussent été enchantées, et puis l'agrément d'être déclaré fou 72, d'après l'enquête du Coroner, et puis les regrets de deux ou trois personnes, d'une demi-douzaine peut-être? ........................ Soyez persuadé que j'ai encore envie de vivre pour plus d'un motif. D'abord il y a un ou deux individus que je veux voir hors de ce monde, et autant que j'y veux faire entrer avant de pouvoir mourir en paix; si je m'en vais auparavant, je n'aurai pas rempli ma mission. D'ailleurs, quand je vais attraper trente ans, je deviendrai dévot; je m'y sens une grande vocation quand je suis dans une église catholique et que j'entends le son des orgues.