Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»Lalla Rookh--vous vous rappellerez, à propos de titre, qu'on ne peut encore aujourd'hui venir à bout de prononcer le Giaour, et que ce dernier et Childe Harold parurent très-plaisans à nos bluets 67, et beaux esprits de la ville, jusqu'à ce que, surpris et un peu alarmés, ils eussent appris à changer de ton.--Ainsi donc Lalla Rookh, qui est très-orthodoxe et très-oriental, est un titre tout aussi bon, et meilleur même qu'il ne vous le faut. J'aurais désiré seulement qu'il n'eût pas intitulé son ouvrage: conte persan; d'abord parce que nous avons déjà les contes turcs, indous et assyriens, et je me repens d'avoir donné à la poésie le sobriquet de conte: fable vaudrait mieux. En second lieu, conte persan me rappelle un des vers de Pope sur Ambrose Phillips; et quoique assurément personne ne puisse dire que ce conte ait été «tourné pour un écu», cependant il vaut toujours mieux éviter de telles dissonnances. Pourquoi pas histoire persanne ou roman? Je suis aussi anxieux pour Moore que je le serais pour moi-même quand il s'agirait de mon ame, et je ne veux pour lui que des succès brillans, comme je ne doute pas qu'il n'en obtienne.