Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»Il me semble que voilà un aussi joli conte moral qu'aucun de ceux de Marmontel: en voici un autre. La dame en question avait fait une escapade, il y a quelques années, avec un Suédois, le comte de Fersen (le même qui fut lapidé et massacré par la populace de Stockholm, il n'y a pas très-long-tems). Ils arrivèrent un samedi soir à une osteria 49, sur la route de Rome ou dans ses environs; pendant qu'ils étaient à souper, ils furent soudainement régalés par une symphonie de violons, qui partait d'un appartement voisin, et qui était si bien exécutée, que, désirant l'entendre plus distinctement, le comte se leva, et entrant dans l'assemblée musicale: «Messieurs, dit-il, je suis sûr que vous êtes tous trop galans pour ne pas être charmés de déployer vos talens devant une dame qui désire ardemment vous entendre, etc. Les musiciens s'empressent d'y consentir, tous les instrumens furent à l'instant accordés, et commençant un de leurs airs les plus divins, toute la troupe suivit le comte dans l'appartement de la dame. A la tête marchait le premier violon, qui s'avança, jouant de son instrument, et saluant en même tems. Miséricorde! c'était le marquis lui-même qui s'occupait de sérénades, pendant que son épouse faisait une fugue en son absence. Le reste peut s'imaginer. Mais d'abord la dame chercha à lui persuader qu'elle était venue là tout exprès à sa rencontre.--En voilà assez de ce commérage, qui m'a amusé et que je vous transcris dans l'espoir qu'il aura sur vous le même effet. Maintenant, revenons à Venise.