Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
Vers la fin de juin, comme nous l'avons vu dans une des lettres précédentes, Lord Byron, accompagné de son ami Shelley, fit le tour du lac dans son bateau, et visita, avec l'Héloïse devant les yeux, tous les lieux qui entourent Meillerie et Clarens, lieux à jamais consacrés par une passion idéale, et par cette puissance qui n'appartient qu'au génie, de donner la vie à ses rêves, au point de les faire passer pour des réalités. Dans l'ouragan qu'ils essuyèrent à Meillerie, et dont il parle, ils coururent un danger sérieux 40. S'attendant à tout moment à se jeter à la nage pour échapper à la mort, Lord Byron avait déjà ôté son habit; et comme Shelley ne savait pas nager, il persistait à vouloir le sauver par un moyen quelconque. Shelley cependant se refusait positivement à cette offre, il s'assit tranquillement sur un coffre dont il saisit les anneaux de chaque bout, et les tenant fortement serrés, déclara sa résolution d'aller au fond dans cette position sans faire un effort pour échapper 41.