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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 11

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

»Nous allâmes reprendre nos chevaux; et après avoir mangé quelque chose, nous remontâmes: nous entendîmes encore les avalanches. Arrivés à un marécage, Hobhouse mit pied à terre pour le traverser; je tâchai d'y faire passer mon cheval: l'animal s'y enfonça jusqu'au menton, et naturellement, lui et moi, nous trouvâmes tous deux dans la boue; je ne fus que sali et pas blessé: j'en ris, et continuai ma course. Arrivés au Grindelwald, nous dînâmes, remontâmes encore, et parvînmes à cheval jusqu'au plus haut glacier, qui ressemble à un ouragan de glace 35. La clarté des étoiles est magnifique, mais le chemin était diablement mauvais! n'importe, nous sommes arrivés sains et saufs. Il y a eu quelques éclairs; mais, sous le rapport du tems, la journée a été aussi belle que celle où le paradis fut créé. Nous avons traversé des forêts entières de pins morts, tous morts: leurs troncs dépouillés de leur écorce, leurs branches sans végétation et sans vie, et tout cela est le résultat d'un seul hiver 36. Leur aspect m'a fait songer à moi et à ma famille.»

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