Note (retour) — MÉMOIRES SUR SA VIE,
Paulin Paris translation
Lorsqu'en 1809 parut, pour la première fois, la satire intitulée Les Poètes anglais et les Journalistes écossais, je vis que l'auteur, et l'on s'accordait à attribuer l'ouvrage à Lord Byron, non-seulement s'égayait dans ses vers avec autant de malignité que de talent sur ce sujet, mais encore que, sous la forme plus grave d'une note, il donnait un aperçu de l'affaire, telle qu'on l'avait d'abord présentée, et par conséquent en contradiction directe avec le compte que j'en avais publié. Toutefois, comme cette satire était anonyme, et que sa seigneurie ne l'avait point reconnue, je ne me crus aucunement obligé d'y faire attention, et j'oubliai entièrement cet incident. Pendant l'été de cette même année, parut la seconde édition de l'ouvrage, portant cette fois le nom de Lord Byron. J'étais alors en Irlande, entretenant peu de relations avec le monde littéraire, et plusieurs mois se passèrent avant que j'eusse connaissance de cette nouvelle édition. Dès que je l'eus obtenue, l'offense prenant un tout autre caractère de gravité, j'adressai à Lord Byron la lettre suivante, que j'envoyai à l'un de mes amis à Londres, avec prière de la remettre lui-même entre les mains de sa seigneurie 2.