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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note (retour) — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

M. Murray avait donné 600 livres sterling de ce poème; mais Byron en avait abandonné la propriété à M. Dallas 18, de la manière la plus simple et la plus délicate, disant en même tems que jamais il ne consentirait à recevoir un sou pour ses écrits, résolution dictée par l'orgueil et la générosité réunies, dont il se départit sagement dans la suite, quoiqu'elle eût été suivie jusqu'au bout avant lui par Swift 19 et par Voltaire. Ce dernier abandonna à Prault et à d'autres libraires le produit de la plupart de ses ouvrages; et quant aux autres, il en reçut quelquefois la valeur en livres, mais jamais en argent. Byron avait eu d'abord l'intention de dédier son ouvrage à son jeune ami, M. Harness; mais il y renonça en y réfléchissant plus mûrement. Après lui avoir annoncé ce changement de résolution dans une lettre qui malheureusement s'est perdue ainsi que plusieurs autres, il en donne pour raison que, plusieurs parties de son poème pouvant faire une impression défavorable pour lui-même, il craignait qu'une partie de l'odieux ne retombât jusque sur son ami, et ne lui portât préjudice dans la carrière qu'il se disposait à embrasser.

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