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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note 87 — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

Note 87:

(retour)

Aussitôt après la publication du

Corsaire

, auquel avaient été joints les vers en question:

Pleure, fille de royal lignage, etc.

une série d'attaques dirigées, non-seulement contre Lord Byron, mais encore contre ceux qui s'étaient depuis peu déclarés ses amis, commença dans le Courrier et le Morning-Post, et se continua pendant tous les mois de février et de mars. Ces écrivains reprochaient surtout au noble auteur ce qu'eux-mêmes aujourd'hui seraient sans doute assez justes pour louer en lui, je veux dire l'espèce de réparation qu'il s'était cru obligé de faire à tous ceux qu'il avait offensés dans sa première satire. Sentiment de justice honorable, même dans les excès contraires auxquels il a pu l'entraîner.

Malgré le ton léger avec lequel il affecte çà et là de parler de ces attaques, il est évident qu'il en était fort tourmenté; effet qu'en les relisant aujourd'hui, on aurait peine à concevoir, si l'on ne se rappelait la propriété que Dryden attribue aux petits esprits comme à d'autres petits animaux: «Ce n'est guère qu'à leurs morsures que nous nous apercevons de leur existence.»

Voici deux échantillons de la manière dont les gagistes du ministère osaient parler d'un des maîtres de la lyre anglaise. «Tout cela aurait pu dormir dans l'oubli avec les drames de lord Carlisle et les poésies de Lord Byron.»--«Les poésies de Lord Byron ne manquent pas de partisans, mais la plupart des meilleurs juges lui assignent une place très-inférieure parmi les poètes du second ordre.»(Note de Moore.)

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