Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
«J'ai lu en entier vos Contes Persans 74 et pris la liberté de faire quelques remarques sur les pages blanches. Il y a des passages magnifiques et une histoire très-intéressante; je ne saurais vous en donner une meilleure preuve que l'heure qu'il est actuellement, deux heures du matin, heure jusqu'à laquelle cette lecture m'a tenu éveillé sans le moindre bâillement. La péripétie manque de vérité locale; je ne crois pas qu'on connaisse de suicide musulman, du moins par suite d'amour. Mais cela est de peu d'importance. Ce poème doit avoir été écrit par quelqu'un qui avait été sur les lieux: je lui souhaite du succès, et il en mérite. Voudrez-vous présenter mes excuses à l'auteur pour la manière libre dont j'en ai usé avec son manuscrit? Cela ne serait pas arrivé s'il m'avait moins intéressé; vous savez que j'ai toujours pris en bonne part des observations de cette nature, j'espère qu'il les voudra bien prendre de même. Il est difficile de dire ce qui réussira, plus difficile encore de dire ce qui ne réussira pas. Je suis maintenant moi-même dans cette incertitude pour notre propre compte, et ce n'est pas une petite preuve du talent de l'auteur que d'avoir su charmer et fixer mon esprit dans un tel moment, en traitant des sujets analogues au mien, et dont la scène est la même. Qu'il produise le même effet sur tous ses lecteurs est un souhait bien sincère, et à peine l'objet d'un doute pour votre bien affectionné,»