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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

«Fatigué d'être resté au jeu ces deux derniers jours jusqu'à quatre heures du matin 81, je prends la plume pour m'informer de la santé de votre altesse et de toutes les autres connaissances féminines que j'ai laissées dans votre métropole archiépiscopale. Je mérite, je le sais, de grands reproches pour ma négligence; mais ne faisant que courir à cheval de long en large dans la province depuis trois mois, comment aurais-je pu remplir les devoirs d'une exacte correspondance? Enfin me voilà retenu pour six semaines, et je vous écris aussi maigre que jamais, n'ayant pas depuis ma diminution regagné une once, et n'en étant que de meilleure humeur; mais, quoi qu'il en soit, Southwell était un séjour détestable. J'en suis dehors, grâce à Saint-Dominique. Depuis ce tems, je m'en suis deux fois rapproché de huit milles, mais sans pouvoir me décider à venir étouffer dans sa lourde atmosphère. Cambridge est de son côté assez maudite; c'est un vil chaos de bruit et d'ivrognerie; le jeu, le bourgogne, la chasse, les mathématiques et Newmarket, les orgies et les courses de chevaux, voilà tout ce qu'on y fait et tout ce qu'on y trouve; mais comparé à l'éternelle insipidité de Southwell, c'est un vrai paradis. Est-il rien de plus misérable que de ne faire qu'accroître tous les jours le nombre de ses amours, de ses ennemis et de ses vers?

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