Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
«Je suis ravi d'apprendre que vous vous intéressiez à mon protégé; il a été mon très-constant associé depuis le mois d'octobre 1805, époque de mon entrée au collége Trinité. Sa voix fut la première à me frapper, sa figure m'attacha à lui, ses manières me le firent aimer pour la vie. Il entre dans une maison de commerce en ville vers le mois d'octobre, et tout porte à croire que je ne le reverrai pas avant l'époque de ma majorité, quand je pourrai lui donner à choisir ou d'une place d'associé dans sa maison, ou de venir demeurer avec moi. Je pense que, dans ses idées actuelles, il préférerait le dernier parti; mais d'ici là il pourra bien changer d'avis: dans tous les cas ce sera comme il l'entendra. Il est certain que c'est l'être que j'aime le plus au monde, et que ni le tems ni l'absence ne pourront changer en rien mes sentimens d'ailleurs si mobiles. Bref, nous ferions honte à lady E... Butler et miss Ponsonby, nous étonnerions Oreste et Pilade; et vienne l'occasion d'une catastrophe comme celle de Nisus et Euryale, nous l'emporterons sur David et Jonathan. Peut-être a-t-il pour moi encore plus d'affection que je n'en ai pour lui. Pendant tout mon tems de Cambridge, nous nous sommes vus tous les jours, été et hiver, sans éprouver un moment d'ennui, et nous séparant toujours avec une peine incroyable. Vous nous verrez un jour ensemble, je l'espère; c'est le seul homme que j'estime, bien que ce ne soit pas le seul que j'aime 74.