Note (retour) — À JOHN MURRAY.
Paulin Paris translation
Mais bien que j'aie depuis long-tems fixé en Italie ma résidence, je ne me mettrai pas à couvert derrière un non mi ricordo. Oui, je me rappelle la circonstance, et je ne vois aucune difficulté (dès que l'on m'en adjure) à la raconter aussi exactement que pourront me le permettre la distance des tems et les distractions naturellement causées par les événemens subséquens. En 1812, c'est-à-dire plus de trois ans après la publication des Poètes anglais et des Réviseurs écossais, j'eus l'honneur de rencontrer M. Bowles chez notre respectable hôte de la Vie humaine 7, etc., ce dernier Argonaute de la poésie classique en Angleterre, ce Nestor de la race infime des poètes contemporains. M. Bowles affirme que cette rencontre eut lieu bientôt après la publication de la satire, mais, à mes yeux, trois années sont une énorme fraction de l'immortalité présumée d'un poème moderne. Je n'ai pas gardé le moindre souvenir du reste de la compagnie, se retirant dans une salle voisine; et bien que la topographie de l'élégante et classique demeure de notre hôte soit encore présente à ma mémoire, je n'oserais déterminer dans quelle partie de la maison la conversation eut lieu: toutefois, le fait du poème qu'on se serait levé pour prendre, semble indiquer la bibliothèque; et si l'on s'était au contraire baissé, il faudrait reconnaître la garde-robe.