← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 05

Note (retour) — NOTES

Paulin Paris translation

«Tu m'avais donné la vie, tu peux la reprendre; c'est un don pour lequel je ne te remercie point. Je n'ai pas oublié les griefs de ma mère; son amour dédaigné, son honneur flétri, l'héritage de honte de son enfant; mais elle est dans la tombe, où, lui, son fils, ton rival, la rejoindra bientôt. Son cœur brisé,--ma tête tranchée,--témoigneront pour toi chez les morts de la fidélité et de la tendresse de ton premier amour,--de ta sollicitude paternelle. Il est vrai que je t'ai offensé;--mais je t'ai rendu outrage pour outrage.--Celle que tu croyais ta femme, cette autre victime de ton orgueil, tu sais qu'elle m'était destinée depuis long-tems. Tu la vis, et tu convoitas ses charmes,--et tu te raillais de ma naissance, qui était cependant ton ouvrage; tu me disais indigne d'elle, indigne de ses embrassemens, parce que, en vérité, je ne pouvais réclamer l'héritage légal de ton nom, ni m'asseoir sur le trône héréditaire de la maison d'Est. Cependant, si quelques étés de plus m'eussent été accordés, mon nom aurait pu devenir plus illustre que celui de ces princes, et mériter des honneurs que je n'aurais dûs qu'à moi seul. J'avais une épée,--et j'ai un cœur qui aurait pu conquérir un casque aussi glorieux loc29 p2 qu'aucun de ceux qui couvrirent le front de tous les souverains de ta race. Les plus beaux éperons de chevalier ne sont pas toujours conquis par le fils le mieux né; et les miens ont souvent lancé les flancs de mon cheval bien avant tes chefs orgueilleux des rangs princiers, lorsque je chargeais l'ennemi au cri d'Est et Victoire.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings