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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 05

Note NOTE 3 — NOTES

Paulin Paris translation

«Père! dans la crainte que tu ne grondes ma sœur, ou son noir gardien, sache--que la faute, si une faute a été commise, vient de moi seul; alors, que tes reproches ne tombent que sur moi.--La matinée était si belle que--le vieillard et l'homme fatigué pouvaient dormir,--moi je ne le pouvais pas; et pour voir seul, pour contempler seul les plus belles scènes de la nature dans la campagne et sur la mer, sans avoir personne pour sympathiser avec des pensées qui faisaient battre vivement mon cœur, c'eût été une peine, une privation cruelle;--car quelle que soit mon humeur, en vérité, je n'aime point la solitude. J'ai été réveiller Zuleïka, et, comme tu sais que la lourde clef de la porte du harem se tourne promptement pour moi, nous étions déjà dans les bosquets de cyprès avant que les gardiens esclaves se soient éveillés, et nous jouissions avec délices de la terre, de la mer et du ciel qui semblaient nous appartenir! Là, nous sommes restés trop long-tems peut-être, séduits par l'histoire de Medjnoun et les chants de Sâdi f3; jusqu'à ce que, ayant entendu le son retentissant du tambour f4 annonçant l'heure prochaine de ton divan; fidèle à toi et à mon devoir, et averti par cet appel, je suis revenu à la hâte pour te présenter mes respectueuses salutations. Mais Zuleïka se promène encore,--Oh! père, ne te courrouce point;--n'oublie point que personne ne peut pénétrer dans ce secret bosquet, excepté ceux qui gardent la tour des femmes.»

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