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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note 198 — LA MALÉDICTION DE MINERVE 174.

Paulin Paris translation

Note 198:

(retour)

Hélas! tous les monumens de la magnificence romaine, tous les restes du génie grec, si chers à l'artiste, à l'historien, à l'antiquaire, ne dépendent que de la volonté d'un souverain absolu; et cette volonté est trop souvent influencée par l'intérêt ou la vanité, par un neveu ou un sycophante. Faut-il un nouveau palais (à Rome) pour une famille parvenue?--on dépouille le Colisée pour avoir des matériaux. Un ministre étranger veut-il orner d'antiques les laides

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murailles d'un château du Nord?--les temples de Thésée ou de Minerve seront démantelés, et les ouvrages de Phidias ou de Praxitèle arrachés à la frise brisée. Qu'un oncle caduc, absorbé dans les devoirs religieux de son âge et de sa place, prête l'oreille aux suggestions d'un neveu intéressé, cela est naturel: qu'un despote oriental mette à bas prix les chefs-d'œuvre des artistes grecs, on doit s'y attendre, quoique néanmoins on ait à déplorer vivement, dans l'un et l'autre cas, les conséquences d'un tel aveuglement;--mais que le ministre d'une nation renommée pour connaître la langue et pour respecter les monumens de l'ancienne Grèce, ait été le promoteur et l'instrument de ces destructions, cela est presque incroyable. Une telle rapacité est un crime contre tous les siècles et toutes les générations: elle enlève aux générations passées les trophées de leur génie et les titres de leur gloire; aux générations présentes, les plus puissans motifs d'activité, les plus nobles spectacles que la curiosité puisse contempler; aux générations futures, les chefs-d'œuvre de l'art, les plus beaux modèles à imiter. Empêcher le renouvellement de pareilles déprédations est le souhait de tout homme de génie, le devoir de tout homme puissant, et l'intérêt commun de toute nation civilisée.

(Eustace's Classical tour through Italy, page 269.)

Ces tentatives faites pour transplanter le temple de Vesta d'Italie en Angleterre, honorent peut-être le patriotisme ou la magnificence de feu lord Bristol; mais elles ne peuvent être considérées comme une preuve de goût ou de jugement.

(Ibid, page 419.)

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