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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note (retour) — LA MALÉDICTION DE MINERVE 174.

Paulin Paris translation

«Mortel (c'était Minerve qui parlait ainsi)! cette rougeur de honte te déclare Breton;--ce fut naguère un noble nom,--le premier parmi les peuples forts, le plus glorieux parmi les peuples libres; mais aujourd'hui il est méprisé par tout le monde, et surtout par moi 181. On trouvera toujours Pallas à la tête de tes ennemis;--en cherches-tu la cause? O mortel! regarde autour de toi! Ici même, en dépit de la guerre et des flammes dévastatrices, je vis expirer toutes les tyrannies qui se sont succédé durant le cours des âges. J'échappai aux ravages du Turc et du Goth 182; mais ta patrie m'envoie un désolateur pire que ces barbares. Examine ce temple désert et profané; compte les débris sacrés qui subsistent encore. Ces monumens-ci, Cécrops les a fondés;--celui-ci dut sa beauté à Périclès 183; celui-là, Adrien l'éleva quand la science s'abandonnait au deuil. Ma reconnaissance aime à proclamer ce que je dois. Alaric et Elgin firent le reste. Afin qu'on pût toujours savoir d'où le pillage fondit sur la Grèce, le mur outragé porte son nom odieux 184. Voici comment Pallas, reconnaissante, plaide pour la gloire d'Elgin: sur ce mur est son nom;--mais, avant tout, contemple ses exploits!

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