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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note (retour) — L'AGE DE BRONZE.

Paulin Paris translation

17. Assez de cela!--un spectacle plus triste détourne et fixe les regards de ma muse, qui s'en défend en vain. L'impériale archiduchesse, l'impériale fiancée, l'impériale victime--sacrifiée à l'orgueil! cette mère de l'enfant, espoir du héros, du jeune Astyanax de la moderne Troie: cette femme, maintenant ombre pâle de la plus grande reine que la terre ait encore à voir, ou ait jamais vue; elle s'éclipse parmi les fantômes du moment! Objet de pitié, débris de puissance! oh! raillerie cruelle! L'Autriche ne peut-elle donc épargner une fille? Qu'est-ce que la veuve de la France a fait là? Sa véritable place était sur les rivages de Sainte-Hélène; son seul trône, sur le tombeau de Napoléon. Mais non:--elle doit encore conserver un petit royaume sous la garde assidue de son formidable chambellan; martial argus qui, sans avoir cinquante paires d'yeux, doit veiller sur elle au milieu de ces pompes chétives. Elle ne partage plus l'empire qu'elle partagea en vain, l'empire qui, surpassant celui de Charlemagne, s'étendit depuis Moscou jusques aux mers du sud; mais elle gouverne encore le pastoral duché du fromage 268, où Parme voit le voyageur accourir pour noter les affiquets de cette cour de contrefaçon. Mais la voilà qui paraît, cette femme! Elle se montre en spectacle à Vérone, mais privée de toute splendeur: elle se montre,--tandis que les nations regardent et demeurent en deuil,--avant même que les cendres de son époux aient eu le tems de se glacer sous le ciel inhospitalier de l'exil: (si toutefois ces cendres augustes peuvent jamais devenir froides;--mais non,--elles cachent encore des feux qui s'échapperont de la terre.) La voilà qui s'avance, la nouvelle Andromaque!--(non l'Andromaque de Racine ou d'Homère.) Voyez, elle marche, appuyée sur le bras de Pyrrhus. Oui, cette main, rouge encore du sang de Waterloo, cette main, qui trancha le sceptre à demi brisé d'un premier époux, est offerte et acceptée! L'impudeur d'une esclave serait-elle montée plus haut ou descendue plus bas?--Lui, cependant, il gît dans sa tombe encore fraîche! Quant à elle, ni ses yeux, ni ses joues ne trahissent aucune lutte intérieure, et l'ex-impératrice devient aussi bien ex-épouse. Tant les ames royales ont d'égard pour les nœuds humains! Pourquoi donc respecteraient-elles les sentimens des hommes, quand les leurs ne sont pour elles-mêmes qu'un jeu?

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