Note (retour) — HEURES DE LOISIR.
Paulin Paris translation
O femme! l'expérience a pu me dire que tous ceux qui te regardent doivent t'aimer: sans doute, l'expérience a pu m'apprendre que tes plus solides promesses ne sont rien; quand tu es placée devant moi dans tout l'éclat de tes charmes, je ne songe plus qu'à t'adorer. O souvenir! bien délicieux, quand l'espoir l'accompagne, quand nous possédons encore l'objet de notre amour! Mais comme il est maudit par les amans, quand l'espoir s'est envolé, quand la passion est éteinte. O femme! belle et tendre enchanteresse! comme les jeunes hommes sont prompts à te croire! comme le cœur palpite, quand pour la première fois nous voyons cet œil qui roule dans un éclatant azur, ou resplendit tout noir, ou lance ses doux rayons de dessous un sourcil châtain! Comme nous nous hâtons de croire à tes sermens, de t'entendre engager ta foi de plein gré; dans notre ravissement, nous espérons que ta fidélité sera éternelle, et voilà que tu changes en un jour! Donc il sera toujours vrai de dire: «Femme, tes sermens sont écrits sur le sable 8.»